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Les réflexes archaïques non intégrés chez l’enfant

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Votre enfant ne tient pas en place, il gesticule dans tous les sens, sa position assise est improbable, il ne tient pas correctement son stylo, il est incapable de rester concentré longtemps, il est maladroit… 

Ces situations vous sont familières ?

Vous avez même peut-être eu droit à des remarques à propos de son « comportement » de la part de l’école ou de votre entourage.  

De nombreux parents se sentent désarmés et cherchent une solution pour leur enfant. Le fait-il exprès ? A-t-il un « problème » ?

Et si cela était tout simplement lié aux réflexes archaïques ?

Votre enfant n’est peut-être pas en mesure de contrôler ses mouvements parce que certains de ses réflexes archaïques n’ont pas été intégrés en temps voulu.

Dans cet article, j’aimerais vous expliquer ce que sont les réflexes archaïques, quelles sont les répercussions de réflexes archaïques non intégrés chez l’enfant et savoir comment y remédier.

Qu’est-ce qu’un réflexe archaïque ?

Les réflexes archaïques sont des mouvements involontaires qui se déclenchent de façon automatique en réponse à des stimuli extérieurs (un bruit fort, une luminosité changeante, un contact tactile…).

On peut les observer dès la naissance d’un bébé (ex : le réflexe de succion pour téter sa mère, de grasping pour attraper la main fermement, ou encore la marche automatique).

Ces réflexes sont innés et essentiels pour assurer la protection et la survie du nouveau-né. Ils vont l’aider à s’adapter à son environnement.

À la naissance, toutes les parties du cerveau du nourrisson sont déjà en place, mais toutes les connexions n’ont pas encore été établies. C’est à cela que vont servir les réflexes archaïques : la répétition de ces mouvements réflexes va jouer ce rôle de connecteur pour favoriser la maturation du système nerveux et du développement psychomoteur, psychique, psychologique et affectif de l’enfant. 

Comment fonctionnent les réflexes archaïques ?

Les réflexes archaïques ont un cycle de vie en 3 phases :

  1. L’émergence
  2. L’activation
  3. L’intégration

Au moment où apparaît un réflexe archaïque, on passe en période d’activation. L’enfant va alors répéter ces gestes plusieurs fois de façon incontrôlée, jusqu’à les intégrer complètement. On dit alors qu’ils s’inhibent pour laisser la place à des gestes plus maîtrisés.

Par exemple : le réflexe de Moro.

Si un enfant est surpris par un bruit soudain, ou un contact inattendu contre sa peau, il va écarter simultanément ses bras, ses jambes et ses doigts en étoile, avant de les ramener serrés contre lui. En général, cette réaction est suivie de pleurs. Lorsque ce réflexe sera intégré, il sera remplacé par un sursaut de peur

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Chaque intégration nouvelle d’un réflexe archaïque donne accès à d’autres réflexes plus complexes. Le bébé va gagner en dextérité et en coordination de ses mouvements.

Ces différentes étapes d’intégration vont jouer un rôle essentiel sur sa motricité, sa sécurité émotionnelle, son équilibre postural et ses apprentissages.

L’enfant prend confiance en lui, gagne en tonicité et intègre de nouveaux apprentissages au fur et à mesure.

Que se passe-t-il si un réflexe archaïque est non intégré ?

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Certains réflexes sont déjà présents dans le ventre de la mère, d’autres font leur apparition à la naissance ou durant les premiers mois de vie. Ils participent grandement à l’acquisition des apprentissages du tout petit : ramper, marcher à quatre pattes, se retourner, agripper, se redresser… En général, les réflexes archaïques seront intégrés vers l’âge de 2 ans (attention, chaque enfant suit son propre rythme, il s’agit d’une moyenne).

Cependant, il arrive qu’il y ait un petit grain de sable qui vienne empêcher cette intégration. Les raisons peuvent être diverses :

  • une immobilisation de la maman pendant la grossesse,
  • un accouchement difficile,
  • une césarienne,
  • une absence de mobilité motrice (trop de parc, transat, youpala),
  • un manque de contact, de bercement,
  • un traumatisme ou un choc…

Il n’est pas toujours facile d’en définir la cause.

Un impact au niveau moteur, cognitif et affectif

Si le réflexe n’a pas pu être intégré, alors le corps va compenser pour que les mouvements puissent se réaliser. Cela va demander une énorme concentration de la part de l’enfant, un travail supplémentaire qui peut générer une grosse fatigue, des tensions mais aussi des troubles de l’apprentissage (dans la lecture, l’écriture, la compréhension).

En effet, cela vient parasiter son cerveau et absorber une grande partie de son énergie et de son attention qu’il ne pourra pas mettre dans d’autres domaines.

Par exemple : un enfant qui ne tient pas en place en classe. On n’aura de cesse de lui dire : « assieds-toi », « arrête de gigoter », « tiens-toi correctement ». Alors, il va se concentrer sur ce qu’on lui dit, mais il aura un mal fou à se concentrer sur la leçon ou l’exercice en cours. Il ne peut pas faire les deux choses en même temps.

Cela peut alors être un coup de frein dans ses apprentissages et jouer sur l’estime qu’il a de lui et sa confiance en ses capacités.

12 exemples de réflexes archaïques non intégrés chez l’enfant

Voici 12 exemples plutôt courants que vous avez peut-être observé chez votre enfant et pour lesquels il peut être intéressant de venir consulter. 

  1. Les enfants qui bougent, gigotent tout le temps  
  2. Les enfants qui ont des positions improbables pour s’asseoir
  3. Les enfants qui sont sujet à l’énurésie (font pipi au lit après 5 ans) ou à l’encoprésie
  4. Les enfants qui tombent tout le temps
  5. Les enfants qui n’arrivent pas à écrire correctement
  6. Les enfants qui ne comprennent pas ce qu’ils lisent
  7. Les enfants qui ne savent pas dire non ou protéger leur espace
  8. Les enfants qui ont besoin d’être rassurés tout le temps
  9. Les enfants qui ont du mal à faire de la balançoire, du vélo ou à nager
  10. Les enfants qui ont le mal des transports
  11. Les enfants qui ont du mal à se repérer dans l’espace
  12. Les enfants qui ont des problèmes de concentration et d’attention

Si vous craignez que votre enfant soit déjà trop grand pour travailler sur un réflexe non intégré, sachez qu’il y a une bonne nouvelle dans tout cela.

Il est possible d’inhiber un réflexe archaïque à tout âge de la vie grâce à la plasticité de notre cerveau.  

Il n’est jamais trop tard !

Qui consulter pour travailler sur des réflexes archaïques non intégrés ?

Que l’on soit bébé, enfant, ado ou adulte, tout le monde peut prendre rendez-vous auprès d’un praticien en intégration des réflexes archaïques pour travailler dessus.

Lors de votre première rencontre, le praticien va vous adresser un questionnaire ultra complet pour dresser un bilan et vous proposer un suivi personnalisé en fonction de l’objectif que vous aurez déterminé ensemble des réflexes à travailler.

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En quoi consistent les séances ?

Les séances sont constituées de jeux, exercices et activités, de massages et mouvements répétitifs.

Entre chaque séance, vous repartez avec des exercices à faire à la maison (en général 5 à 10 minutes, 2 à 3 fois par semaine voire tous les jours).

L’objectif c’est qu’à force de répéter certains gestes, le mouvement devienne un geste conscient afin de soulager et débloquer l’enfant de ce qui le parasite et que son cerveau soit disponible pour développer d’autres ressources.

Et ensuite, quel regain d’énergie, de sentiment de sécurité, de facilité à se concentrer, à mémoriser, à rester assis, à tenir son dos et sa tête, à bouger efficacement et à avoir une meilleure estime de soi !

En tant que praticienne en psychopédagogie positive reconnue, je me suis formée à différentes méthodes pour accompagner le bien-être des enfants et de leurs parents et notamment aux réflexes archaïques.

Si vous avez des questions concernant les réflexes archaïques ou que vous souhaitez prendre rendez-vous pour une séance avec moi, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Je serai ravie de vous accueillir et vous aider.

Pour aller plus loin

Je vous invite à lire cet article du magazine Profession Kine intitulé  » Réflexes primitifs, un chaînon manquant ? « 

Psychopédagogie positive

Ni une thérapie, ni une simple “aide aux devoirs”, l’accompagnement en psychopédagogie positive est complet. Accessible dès 7 ans.

Ainsi, tout reste pensé pour les apprenants ayant des difficultés d’apprentissages. Passagères ou plus persistantes. Notamment celles liées aux troubles Dys. Dyslexie. Dysgraphie. Dysorthorgraphie. Dyspraxie, Les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) ou encore les HPI (Hauts potentiels intellectuels). Le principal réside dans la compréhension de l’enfant.

À savoir que les techniques allient équitablement les principes de la psychologie positive, de façon pédagogique.
Grâce à cette offre conçue pour les apprenants, ces derniers comprennent comment ils apprennent. Tout simplement.

En fonction des talents personnels de chacun. Ils développent leur attention et leur concentration.

Les bienfaits de la psychopédagogie positive restent nombreux. Confiance en soi. Autonomie. Efficacité. Meilleure communication.

Bilan d'orientation

L’avenir. Une vaste question qui pose quelques… Questions. Justement, la prestation incite à répondre aux besoins professionnels. Pas uniquement.

Le bilan d’orientation individuel s’articule autour de problématiques sur le travail et l’aspect plus personnel. Puisqu’un étudiant ou un adolescent ne trouve pas sa voie pour plusieurs raisons.

Résultant d’un manque d’intérêt ou d’une peur. Mon expertise aide en ce sens. Entre autres…
Le champ d’action intègre également : l’insertion, l’aide dans les choix de filière, l’implication dans un cursus.

Par conséquent, un alignement de l’aspect personnel et professionnel reste central. Il s’agit d’ailleurs d’un des objectifs du bilan d’orientation. Chacun devient alors acteur et autonome de ses choix. Vers le chemin professionnel idéal. Sereinement.

Coaching parental et familial

La vie de famille peut être emplie de bonheurs et de moments joyeux. Toutefois, du stress et de l’anxiété entrent parfois lors de ceux-ci. Apparaissant, en outre, pour diverses raisons. 

D’une part, des parents : l’inadéquation de l’organisation, la différence d’opinion sur l’éducation, la difficulté dans la gestion des écrans…

D’autre part, des enfants : la difficulté à vivre les émotions, à les dissocier, à communiquer avec ses frères et sœurs, ses parents…

Ici, le coaching vient soutenir l’ensemble la famille à travers un accompagnement individuel. Basé sur les parents, pour le mieux-être de tous. À l’échelle des besoins, les prestations s’adaptent. En effet, j’adapte selon les problématiques (parentales, familiales, éducatives…).

La mission du coaching : ramener une harmonie générale dans le foyer. Et cela dans le but que chaque membre trouve sa place.

Ateliers collectifs d’accompagnement à la parentalité Faber et Mazlish

Guidés par l’approche d’Adele Faber et d’Elaine Mazlish (mamans et auteures), les ateliers apprennent notamment la communication envers les enfants.

“On ne nait pas parents. On le devient.” Telles sont les paroles de spécialistes en parentologie. Dans cette optique, les ateliers collectifs amènent un ensemble de réponses aux interrogations des papas et des mamans.

Perdus dans leur rôle de parents ou simplement en demande d’apprentissage. Les thèmes des ateliers d’accompagnement viennent soutenir cette activité de chaque instant.

Dans un climat de bien-être ou mal-être. Harmonieuse ou désordonnée. Émotionnellement comblée ou sens dessus dessous… Quelle que soit la situation familiale, des solutions existent.

À travers des jeux de rôle, le partage vient dynamiquement apaiser les futures situations de vie. De plus, le travail en groupe de parents aide à ne pas se sentir seul.

Ateliers collectifs de psychopédagogie positive

Accessibles aux adolescents et aux étudiants, les ateliers en psychopédagogie s’inscrivent dans une démarche de groupe. C’est de l’éducation positive. 

Leurs objectifs s’inscrivent dans le but d’aider les bénéficiaires à prendre conscience de leurs forces et de leurs talents.

Respect. Impartialité. Bienveillance. À l’instar des valeurs de la psychopédagogie, ces principes définissent le cadre des ateliers collectifs.

C’est pourquoi, la personne aidée accède aux bienfaits de la discipline en toute confiance. En effet, les groupes de 3 à 6 individus mènent vers un échange épuré et serein. Un plus petit nombre d’interlocuteurs facilitant davantage la conversation et l’attention.

L’accueil des émotions. Le développement de la concentration. L’amélioration de la motivation. Ces points essentiels deviennent plus aisés en atelier.