La psychologie positive : une méthode pour aider votre enfant à s’épanouir

Votre enfant a tendance à être facilement pessimiste, de mauvaise humeur, renfermé sur lui-même. Il voit toujours le verre à moitié vide et se dévalorise souvent comme s’il n’avait aucune qualité … Bref, il est mal dans sa peau et cela se ressent au quotidien et dans son rapport aux autres.
C’est tellement difficile pour un parent de voir son enfant si peu joyeux et si négatif. Comment l’aider ? Que faire pour qu’il retrouve la joie de vivre et un peu d’optimisme ? C’est l’objectif de la psychologie positive. Cette approche, utilisée par de nombreux psychologues, permet d’accompagner les enfants (mais aussi nous les adultes😊) vers un mieux-être et un épanouissement personnel.
Mais alors, en quoi consiste la psychologie positive ? Quels sont ses objectifs et comment est-elle pratiquée en séance de psychopédagogie ? Je vous explique tout dans cet article.
Qui est à l’origine de la psychologie positive ?
La psychologie positive est un courant récent dans le domaine de la psychologie. Il date des années 90. Et c’est Martin Seligman, un psychologue américain, qui en est à l’origine.
Son constat, c’est que la psychologie traditionnelle a tendance à se concentrer essentiellement sur les pathologies, les troubles, les traumatismes, les dysfonctionnements… Seligman, lui, a plutôt choisi de s’intéresser au côté opposé : le bien-être, le bonheur et les émotions agréables afin de comprendre ce qui fait que nous sommes heureux et comment cela fonctionne.
La psychologie positive ou la « science du bonheur »

La psychologie positive est une approche scientifique qui étudie ce qui rend les personnes plus épanouies et heureuses.
Elle s’intéresse à tous les facteurs et éléments qui peuvent influer et conditionner notre bien-être : notre environnement, nos pensées, nos émotions, nos comportements… Son but est d’aider chacun à développer son potentiel, sa capacité à être heureux, et à vivre plus sereinement.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la psychologie positive ne consiste pas simplement à « penser positif ». Il ne s’agit pas de mettre sous le tapis toutes nos émotions désagréables et d’étouffer ce qui va mal. Pas du tout.
L’objectif de la psychologie positive est plutôt de trouver un juste équilibre dans notre vie et de tendre vers plus de bien-être, plus de sérénité sans nous focaliser systématiquement sur le négatif. Et cela peut se travailler.
La psychologie positive s’appuie sur nos qualités, nos forces et nos talents pour nous aider à nous sortir de situations difficiles et désagréables.

Quel est le rôle de nos émotions ?
Nos émotions, qu’elles soient agréables ou désagréables, jouent un rôle chez l’être humain et nous avons besoin des deux pour bien fonctionner.
Les émotions désagréables
Au cours de notre évolution, les émotions désagréables ont servi à assurer la survie de l’espèce. Cela permettait de faire face au danger, d’être vigilant face à une nature hostile et de pouvoir se protéger (d’un prédateur par exemple). Même si notre environnement est beaucoup plus sécure aujourd’hui, il nous reste pourtant toujours ce mécanisme de défense. Notre cerveau retient facilement le négatif.
On observe que lorsqu’on ressent une émotion désagréable face à un problème, un stress, une contrariété, notre attention va se focaliser sur cet événement précis, sur ce détail particulier. On s’attache alors au détail plutôt qu’à l’ensemble. Et l’on a tendance à se renfermer sur soi par protection et à se fermer aux autres. On se rétracte sur nos problèmes.

Les émotions agréables
Les émotions agréables fonctionnent à l’inverse. Lorsqu’on est sous l’emprise de ces émotions, on s’ouvre sur le monde, sur les autres car on ne se sent pas en situation de danger. C’est ce qui se passe lorsque nous sommes de bonne humeur, nous sommes en capacité de nous ouvrir aux autres, d’y être attentifs. Cela va faciliter le lien social, nos interactions. On aura plus tendance à aider les autres, à être empathique, dans l’entraide, dans l’échange.
Les 5 principes de la psychologie positive
1. Il est possible pour chaque personne d’augmenter sa capacité de bien-être
On a longtemps considéré la joie de vivre comme étant uniquement une question de tempérament, un trait de notre personnalité. Or notre capacité au bonheur n’est pas qu’une question de caractère. Et heureusement ! Chacun de nous a une marge de manœuvre et peut influer sur sa capacité à être heureux et optimiste.
Même si notre passé ou notre environnement n’ont pas été des plus positifs, cela ne veut pas dire que nous sommes condamnés à être dans du négatif et que cela nous définit entièrement. Nous pouvons influer sur notre bien-être. Cela relève en partie de notre attitude, de nos pensées, de nos émotions.

2. Pour construire son bien-être, il faut de l’entrainement
Accéder au bonheur demande des efforts et du travail. Il ne suffit pas de le décider. Cela s’apprend. En psychologie positive, on va freiner la tendance vers le négatif pour aller vers plus de positif. Il s’agit d’un apprentissage qui nécessite de pratiquer certains exercices pour y parvenir.
3. L’entrainement de l’esprit modifie la structure et le fonctionnement de notre cerveau
Grâce aux technologies actuelles scientifiques qui permettent d’observer le cerveau, on a pu mettre en évidence un véritable changement dans le cerveau. Un avant-après. Et ceci grâce aux exercices et à la pratique de la psychologie positive sur nos automatismes émotionnels.
4. On cherche à établir un équilibre émotionnel
L’idée n’est pas d’être toujours positif, mais d’avoir plus fréquemment des émotions agréables et d’aller vers plus de bien-être au quotidien. On ne peut pas être heureux tout le temps, mais on peut travailler à l’être plus régulièrement.
5. Le bonheur est une affaire de conscience et d’attention
Ce sur quoi nous portons notre attention au quotidien conditionne notre aptitude à nous sentir bien ou mal. Nous avons énormément d’occasion tous les jours d’être contents ou de nous réjouir, mais notre cerveau est accaparé dans ses pensées et n’y prête pas assez attention.
En remettant plus de conscience dans notre vie, on peut saisir ces moments de bonheur à côté desquels on peut parfois passer. Les exercices de psychologie positive sont en quelque sorte une reprogrammation de notre cerveau vers plus de sérénité.

Quels sont les bénéfices de la psychologie positive sur l’enfant ?
La psychologie positive s’intéresse à ce qui fonctionne bien chez l’enfant et non à ses difficultés. Elle met en lumière tout ce qui est positif dans sa vie : ses talents, ses réussites, ses sources de motivation et ses émotions agréables.
Elle va jouer un rôle important dans son épanouissement personnel et sa relation aux autres. Par exemple, elle va :
- Renforcer son estime de soi : en l’aidant à reconnaître ses qualités et ses réussites, il gagne en confiance et ose davantage.
- Faire grandir son optimisme : en lui apprenant à voir le bon côté des choses et à adopter une attitude constructive quand un défi se présente à lui.
- Favoriser sa motivation : en mettant en avant ses forces, il apprend avec plus de plaisir et d’engagement.
- Développer sa résilience : en lui apprenant à surmonter les échecs et les difficultés et à rebondir vers du positif.
- Améliorer ses relations sociales : en cultivant l’empathie et la gratitude, l’enfant interagit plus sereinement avec ses camarades et sa famille.
Ces bénéfices permettent à l’enfant de mieux vivre son parcours scolaire et personnel, en développant des compétences précieuses pour son avenir.


Comment pratique-t-on la psychologie positive en séance avec les enfants ?
Lors des séances de psychopédagogie, je vais avoir à disposition différents outils ou méthodes en fonction de la problématique de l’enfant.
Selon l’objectif défini au terme de la première séance, j’adapte les différents outils tout au long du suivi pour atteindre l’objectif. Cela peut être : le brain gym, les réflexes archaïques, la Communication Non Violente, l’EFT, la gestion mentale… ou la psychologie positive.
En termes de psychologie positive, je propose à l’enfant différentes types d’exercices et entrainements qu’il pourra pratiquer en autonomie, à l’école ou à la maison, pour l’aider à mieux se connaître, à valoriser ses forces et à renforcer son bien-être.
Voici quelques pratiques que j’utilise en accompagnement :
- Les exercices de gratitude : écrire ou nommer trois choses positives vécues dans la journée pour entraîner l’esprit à voir le bon côté des choses.
- Le journal des réussites : noter chaque petite victoire du quotidien pour lui faire prendre conscience de ses progrès et renforcer sa confiance en lui.
- Les affirmations positives : se répéter régulièrement des phrases encourageantes comme « Je suis capable », « Je peux y arriver » pour développer un état d’esprit plus confiant.
- La relaxation et la pleine conscience : des exercices de respiration et de visualisation pour apprendre à se calmer et mieux gérer le stress.
Quand et pourquoi consulter un psychopédagogue ?
Si votre enfant manque de confiance en lui, se dévalorise, est toujours grognon et renfermé, a du mal à gérer ses émotions, à se lier avec les autres ou rencontre des difficultés scolaires, la psychologie positive peut être un véritable levier pour l’aider à progresser et à s’épanouir.
En tant que psychopédagogue, mon rôle est de l’accompagner avec bienveillance et de lui transmettre des outils qui lui permettront de développer ses propres ressources pour avancer sereinement.
Si vous souhaitez en savoir plus sur mes accompagnements ou prendre rendez-vous, n’hésitez pas à me contacter. Je serai ravie de vous aider à accompagner votre enfant sur le chemin du bien-être et de la réussite.

Pour aller plus loin
Remplissez le questionnaire pour connaître vos forces
Si vous êtes intéressés par la psychologie positive en tant qu’adulte, je vous encourage à remplir le questionnaire en ligne de VIAME. C’est une enquête gratuite qui vous permettra de découvrir vos forces et vos talents.
S’ils ressortent dans vos réponses, c’est que vous les utilisez déjà dans des situations du quotidien.
Par exemple : « L’écoute bienveillante est une de mes forces. J’ai passé du temps lundi avec Natacha qui m’a raconté ce qu’elle vivait de difficile en ce moment. Cela lui a fait du bien, car elle a pu déposer ce qu’elle avait sur le cœur et être comprise. »
En identifiant et en prenant pleinement conscience de vos talents, vous serez surpris de constater l’impact positif qu’ils ont sur votre confiance en vous, vos relations aux autres. Et vous verrez également votre niveau de stress baisser au profit de votre sensation de bonheur.
A lire
3 kifs par jour
Découvrez 3 kifs par jour… et autres rituels recommandés par la science pour cultiver le bonheur
Un livre de Florence Servan Schreiber aux Editions Marabout
